Naissance de Triskalia Volailles
Poignée de main symbolique entre les deux présidents, Jean Dano (ex Coopagri Bretagne) et Jean-François Moussard (ex CAM 56), entourés de Jean-Marc Lefranc (de la direction nutrition Triskalia) et Bernard Brunel, directeur de Triskalia Volailles. - © Terra
Etre toujours plus gros pour traverser les difficultés : tel était le principal objectif que s’étaient assignés, l’an dernier, les dirigeants des trois coopératives Eolys, CAM 56 et Coopagri Bretagne pour créer Triskalia. Après quelques mois de préparatifs, les entités volailles de chair ont également fusionné lors de la première assemblée générale le vendredi 25 février dernier. La nouvelle entité rassemble 365 aviculteurs et 550 000 m2 de surfaces d’élevage, issus de la CAM 56 (360 000 m2) et de Sodiva, la section volailles de Coopagri Bretagne (190 000 m2). S’ajoutent quelques producteurs de pigeonneaux (8) et canards gras (34) et le couvoir Procaneton de l’ex CAM 56.
Triskalia Volailles se hisse dans le trio de tête des organisations de production bretonnes. L’ensemble aggloméré pèse 106 000 tonnes de volailles de chair : 55 000 t de dinde, 28 000 t de poulet, 17 000 t de canard de Barbarie et 6 000 t de canard Pékin. Les débouchés sont en Bretagne, principalement le groupe LDC (54%), devant Ronsard (27%), puis Gastronome (11%) en Pays de Loire.
Les objectifs rappelés par Dominique Ciccone, directeur général de Triskalia, sont au nombre de trois : maintenir le potentiel de production avicole, rétablir le leadership breton en matière de compétitivité (par des rénovations et créations) et maintenir des relations durables avec les deux débouchés principaux. En effet, depuis 2004, LDC est le partenaire de l’ex CAM 56 (rachat des outils industriels) tandis que Ronsard, propriété de Coopagri Bretagne, était celui de Sodiva.
Contrat vers le haut
La fusion implique l’adhésion à la coopérative, l’achat de parts sociales (1 ?/1,5 m2), la configuration des nouvelles caisses d’entraide, et surtout la signature d’un nouveau contrat de production de trois ans. Il résulte de l’association de deux anciens contrats, sachant que "l’harmonisation a été faite par le haut", souligne Bernard Brunel, le directeur du nouveau groupement. En pratique, ce sont les éleveurs de poulet de l’ex CAM 56 qui y trouvent le plus leur compte.
Par ailleurs, les services techniques, planning et commandes d’aliment fusionnent et seront basés à Saint Avé (56). Le planning unique a démarré le 1er mars (mises en place d’avril), et les adhérents pourront passer leurs premières commandes à Saint Avé à partir du 1er avril. La vraie fusion concerne celle des "cultures" d’entreprise et des hommes. Elle ne fait que commencer.
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